Né à Mariano del Friuli (Gorizia) le 2 septembre 1942, il est le cadet parmi
trois frères, à une période où, dans la région de Frioul, la guerre est encore
bien loin de
Il fréquente l'école primaire de son village où il a comme camarade Dino Zoff, qui a son âge,
fréquente la même classe, et avec lequel il va garder dans les années à venir
des rapports d'amitié. A l'âge de treize ans il part à Venise, où il fréquente
l'Institut d'Art et (une fois obtenu son baccalauréat au Lycée Artistique),
entreprend ses études à la faculté d'Architecture tout en fréquentant
l'Académie des beaux-arts, avec le maître Bruno Saetti.. A cette période Venise est l'une des villes européennes
les plus importantes au point de vue de la culture; c'est là que Chinese fréquente
A Gorizia, en 1962, il est signalé au Prix S.Floriano, dans lequel, parmi les jurés se trouve, entre autres, Silvio Branzi, Gino Morandis et Fulvio Monai et où, parmi ceux à qui seront décernés des prix, se trouvent Cesare Mocchiutti
et Sergio Altieri.
En 1967 il va se présenter dans sa première exposition personnelle, à Folgaria de Trento.
A Venise, il fréquente les milieux artistiques et culturels de son époque
où il a l'occasion de rencontrer des artistes comme Carlo Carrà,
ainsi d'importants critiques d'art, comme Umbro Apollonio, Giuseppe Marchiori,
Guido Perocco, Giuseppe Mazzariol,
Toni Toniato, Paolo Rizzi. Il fait aussi la rencontre de poètes comme Giuseppe Ungaretti, Alfonso Gatto, Ugo Fasolo, Mario Stefani; et d'hommes d'études, comme Nereo
Vianello.
En 1967 il ouvre, à Folgaria de Trento, le
premier siège de la Galerie "Nuovo Spazio", où il organise d'importantes expositions de
peintres, en présentant les dernières tendances de la recherche artistique,
faisant des choix en collaboration avec de fameux critiques de différents
penchants esthétiques: Umbro Apollonio,
qui alors était le directeur de la Biennale de Venise, Alfonso
Gatto, Luigi Fraccalini,
Giuseppe Marchiori et Toni Toniato. Parmi les artistes les plus connus exposés à la
Galerie « Nuovo Spazio »
(essentiellement parce qu'ils sont présents à la Biennale de Venise avec des
salles personnelles) se trouvent les peintres Ceroli,
Marotta, Pozzati et Verna.
les maîtres Luigi Fraccalini, Mario Lucchesi, Toni Toniato, Nereo Vianello et Gino Zennaro. Passionné
par tout ce qui concerne les différentes formes d'art, il alterne sa
fréquentation des galeries avec les soirées au théâtre de l'Opéra de Venise «
la Fenice ».
En 1969 Chinese expose ses ouvrages à Venise avec
d'autres artistes et fait ensuite une exposition personnelle à Udine. Il
participe aussi à plusieurs expositions à Venise et à Rome, et est invité par
Piero Zampetti qui en ce temps là, en était le
directeur, à effectuer une exposition individuelle à la Galerie de la
Municipalité de Venise, Bevilacqua
Entre temps, l'activité de Chinese n'a pas cessé
dans la galerie de Folgaria , avec des expositions personnelles du peintre futuriste Giovanni Korompay, la première exposition personnelle
de Federica Bertino, et une présentation supplémentaire du jeune artiste Germano Olivotto. Chinese vit continuellement dans le monde artistique et
participe à de nombreuses activités dans ce milieu: il fait partie des jurés dans
un prix de peinture à Venise, avec Sergio Molesi et Fulvio Monai, il connaît et fréquente Giuseppe Zigaina,
il organise à Gradisca, invité de Bruno Patuna, une exposition d’œuvres graphiques de maîtres
italiens et étrangers: Baj, Dalì,
Gentilini, Guidi, Korompay,
Migneco, Morlotti, Spacal, Volpini et Zigaina. Il organise ensuite dans le même lieu, une exposition personnelle de l’œuvre graphique de Marino Marini.
En 1971, il inaugure le nouveau siège de la Galerie "Nuovo Spazio" à Venise, avec
la première exposition post-mortuaire de Crippa, en la
présence
de la veuve, Nini Baggini Crippa. En 1974 il organise encore à Gradisca
une exposition de l’œuvre graphique de Guidi.
Dans le siège vénitien de la Galerie "Nuovo Spazio" il continue à organiser des expositions personnelles
de fameux peintres ou de jeunes émergents, et connaît les maîtres de la peinture
figurative vénitienne, Carlo Dalla Zorza, Aldo Bergamini, Armando Tonello, Santomaso, Girolamo De Stefani. Il organise aussi
des expositions de Baj (qu'il hébergera dans la demeure
familiale), de Manzù et de Picasso.
Dans le nouveau siège vénitien il alterne entre des expositions de peintres,
de sculpteurs, et la présentation de poètes. Il connaît le photographe Italo Zannier, l'écrivain Ugo Facco de Lagarda, qui sera un habitué
de la galerie de Chinese ainsi que l'écrivain Ezra Pound.
Une fois terminé son service militaire à Rome,
Dans sa galerie il organise plusieurs expositions de Giuseppe Zigaina; à l'occasion d'une de ces expositions il fait la connaissance
des filles de Feltrinelli et de leur mère, Mme Dalle Nogare,
ainsi que du syndicaliste Trentin, Pier Paolo Pasolini. Pendant ces années son nom va souvent apparaître dans des journaux, avec des articles de Fulvio Monai, Paolo Rizzi, Marino Medeot, en tant que
jeune galeriste à la pointe dans le panorama des galeries vénitiennes, puisqu'il
expose des artistes fameux et d'autres émergents s'adonnant à son travail avec une
grande passion pour l'art et la culture tout en cherchant à servir de tremplin aux
jeunes artistes. Il expose de nombreux ouvrages de Music, organise des expositions
de jeunes artistes de
En 1976 en Frioul a lieu un terrible tremblement de terre: Chinese quitte Venise pour rejoindre sa famille, qui heureusement
n'est pas directement touchée par les dégâts sismiques; il visite les lieux du séisme
encore inaccessibles au public avec son frère, qui, en tant qu’architecte,
est chargé d'aller voir les lieux endommagés pour des projets de reconstruction.
Suite à cet épisode il organise à Mariano del Friuli une exposition avec soixante-dix tableaux des artistes Bortoluzzi, Crippa, Deluigi, Depero, Guidi, Korompay, Hokusay, Tancredi Parmeggiani, Treccani, Vedova, Zennaro, Zigaina, en faveur des victimes du tremblement de terre.
C'est au cours de ces années qu'un épisode le fera apparaître dans les journaux
vénitiens, cette fois par hasard, mais à sa grande satisfaction: lors d'une promenade
dans les rues de Venise, Chinese est surpris par un violent
orage et pénètre alors dans l'église des Carmini, récemment
restaurée, à l'exception du toit. Il s'aperçoit alors qu'il pleut sur une toile
de Cima da Conegliano, appelle le curé, et l'aide à recouvrir
le tableau d'une bâche, évitant ainsi de graves dégâts. Encore en 1976 il organise
une exposition itinérante assez particulière: passant par la Galerie "Nuovo Spazio", elle va continuer
sur un bateau, le "Stradivari", qui fait escale à Venise. Il organise
aussi une exposition personnelle d'Armando Pizzinato, rencontre le poète Mario Stefani,
qui, devenu son ami,fréquente assidûment sa galerie, et
par la suite ira jusqu'a présenter plusieurs des expositions organisées par Luciano Chinese.
En 1977 il participe au Salon de Bari. Dans la même année, en juin, il transfère
sa galerie dans la rue du XXII mars, à Venise même, très près de
En
En 1979 La Galerie "Nuovo Spazio" va fêter ses dix ans d'activité, événement salué
par plusieurs journaux qui publient alors des interviews de Chinese.
A cette occasion, il exprime sa façon de considérer la profession de galeriste,
et présente un recueil d'ouvrages graphiques édité par la galerie, avec des oeuvres
de Bortoluzzi, Korompay et Zigaina,
ainsi qu'une sorte de manifeste du galeriste, écrit par Chinese:
"Pourquoi un galeriste choisit", sur lequel de nombreux artistes et intellectuels
de l'époque
vont signer et qui sera publié entre autres sur
En 1979, au moment même du départ pour le Salon de Bari, il reçoit la nouvelle
qu'un de ses frères, Renzo, a eu un grave accident de travail. Dans la même année
naît sa fille aînée et son père meurt: ces événements vont inspirer quelques-uns
de ses écrits les plus personnels du petit livre qu'il va publier avec la Maison
d'édition « Italia Letteraria
», avec une présentation de Giuseppe Zigaina. Dans ce
petit volume, il se présente avec sincérité, surtout en tant qu'homme qui vit l'art
dans un étroit rapport de symbiose et parfois d'antagonisme avec les artistes qu'il
présente, dont il va voir les ouvrages ( ceux d'Andy Warhol, qu'il va connaître
dans ces années, de Tullio Crali
et de Giovanni Korompay), ce qui lui vaut de nombreux
comptes rendus dans les journaux, ainsi que des lettres d'estime et d'amitié de
la part de beaucoup de personnages: les artistes Bortoluzzi et plus particulièrement
Crali, qui lui
écrira une longue lettre (elle sera ensuite lue, à l'occasion de l'exposition rétrospective
de l'artiste, en 2004, après sa mort, au Musée Revoltella
à Trieste), l'écrivain Ugo Facco
de Lagarda, l'historien de l'art Giulio Carlo Argan, le
cinéaste Michelangelo Antonioni, le candidat au prix Nobel
Andrea Zanzotto.
Il continue sa fréquentation d'artistes et de critiques: Enrico Baj, Korompay, Zigaina, Cernigoj, Zajec, dont il organise une exposition personnelle, Simon Benetton,
Toniato, Marchiori, et rencontre
Nureiev. Il participe à la fête pour les 90 ans de Virgilio Guidi, et organise, dans
sa galerie, une exposition rétrospective, avec des ouvrages de 1943 à 1976, dans
laquelle il expose plus de quatre-vingt tableaux d'Anton Zoran
Music. De nouveau il organise une exposition d'artistes japonais et une exposition
personnelle des tableaux d'Amanda Lear, que lui vaudra la connaissance de célébrités
du petit écran, comme Pippo Baudo
et le journaliste Ruggero Orlando.
En 1983, la Bibliothèque de la Mairie de son village va organiser une rencontre
où il parle en tant que galeriste. Entre temps,
réfugier dans une petite maison au bord de la mer, près d’Eraclea.
Dans ce temps-là, à Venise, il change de logement; continue à se déplacer et
à créer des liens avec d'important collectionneurs en Frioul,
à Milan, en Emilie ainsi qu'à organiser des expositions. En 1985 sa mère décède:
Chinese était très lié à sa personne et la présentait
toujours comme un exemple de vie et de tendresse, mais aussi pleine de force et
capable de faire face à des situations difficiles comme celles de l'après-guerre,
auprès de son mari revenu en mauvais état d'un camp nazi. Dans la même année va
naître son deuxième enfant, Tancredi.
En 1986, en même temps que l'exposition de Palazzo
Grassi "Futurisme-Futuristes",
Chinese organise une importante exposition de Tullio Crali, composée de soixante-deux
tableaux. Il alterne des expositions de peintres italiens avec celles de jeunes
étrangers, parmi lesquels Dabernig, Benetik, Franz Stäler ou le Français
Lecloirec vont devenir des artistes très connus dans leurs
pays d'origine et à l'étranger.
Cette intense activité de galeriste, les continuels déplacements d'une ville
où l'on se déplace trop lentement et où les espaces sont trop limités, et encore
une certaine pudeur à se présenter en public comme artiste, lui que "d'artistes"
devait "être le régisseur", comme dit Ernesto
Luciano Francalanci en écrivant
de Chinese, lui empêchent de porter en avant parallèlement
son activité de peintre, qu'il continue de poursuivre secrètement, en dessinant,
en réfléchissant, et en créant des projets. Entre 1987 et 1988 Chinese décide de changer de vie: il quitte son métier de professeur,
porte sa galerie à Mestre pour se déplacer plus facilement en terre ferme, et inaugure
sa nouvelle galerie avec une exposition collective de noms prestigieux, à laquelle
va suivre une intéressante exposition de Tancredi Parmeggiani. Il retourne habiter dans le village où il est né,
Mariano del Friuli, non pas par nostalgie de son village (il continue à
voyager, à s'intéresser à sa galerie de Venise-Mestre
et garde ses liens avec des galeristes, des artistes et des collectionneurs vénitiens)
mais pour permettre à ses enfants de vivre leur enfance au contact de la nature
et lui permettre à lui de créer son atelier dans une vaste maison, et ainsi recommencer
son activité de peintre. En 1989 la Galerie "Nuovo
Spazio" présente au Salon de Rome des oeuvres d'Afro,
Music et de Zigaina. En 1990 il présente Zigaina au Salon de Bologne et organise, dans la Bibliothèque
de la Mairie de Mariano del
Friuli, une rencontre avec Zigaina
qui présente son livre Pasolini entre énigme et prophétie. Entre temps Chinese
a recommencé assidûment à peindre: il
expérimente différentes techniques: de l'huile, des
"poudres précieuses", des "ors flottants sur des transparences
d'outremer", comme dit Giuseppe Zigaina
dans sa courte présentation de 1991. Il peint des sujets différents, liés souvent
aux expériences de sa vie, des expériences culturelles, qui lui viennent du milieu
vénitien, comme dans la série des "théories byzantines" ou dans "cathédrale
lagunaire" ou bien à des états d'âme, à de forts élans émotifs. En 1991 la
guerre du Golfe éclate: l'émotion de ce terrible événement, vu dans l'opposition
entre la délicatesse du paysage et la violence qui se déchaîne, inspire certains
de ses ouvrages.
En 1991 Chinese
décide de se présenter à nouveau comme artiste,
mais il le fera avec discrétion, comme pour évaluer en
secret les premières réactions du public: il se
présente à Milan chez un ami qui lui fait rencontrer un
publique dégourdi et cultivé, l'ami en question
étant Paolo Barozzi, galeriste, fils d'antiquaires très connus, ex-collaborateur du Musée Guggenheim de Venise, et auteur de célèbres livres sur Peggy Guggenheim publiés récemment. En 1992 Chinese est présent, comme peintre, au salon de
Padoue et en 1993 et 1994, au Salon de Pordenone. Entre temps Chinese continue son activité de galeriste
à Venise-Mestre, avec des expositions remarquables, comme
celle de Mimmo Rotella en 1993. Il reçoit ses amis à Mariano, à son domicile: Lucienne Kilian,
galeriste française, de
En 1994 la Mairie de S. Giovanni al Natisone (Udine)
organise une importante exposition personnelle de ses ouvrages à Villa de Brandis.
L'exposition, qui continue pendant tout le mois de mai, sera inaugurée par un concert
du soprano Martina Meo, du conservatoire "Benedetto Marcello" de Venise et du pianiste Angelo Fabris, avec le ballet "Petit Théâtre" de Udine et,
après des rafraîchissements, pendant la soirée, avec un concert du « Quartet Baroque»
de Venise. Ensuite, tous les samedis, pendant toute la durée de l'exposition, un
concert aura lieu.
Après cette expérience, Chinese est appelé à faire
partie, en tant que membre fondateur, du "Projet Musique", de Monfalcone.
Après s'être présenté dans son rôle d'artiste, Chinese
est invité à participer à plusieurs expositions, à Castelfranco
Veneto, à Udine, et intègre ensuite le groupe vénitien
de
A la même période, Chinese continue à fréquenter les
milieux artistiques et, à la Biennale de Venise, fait la connaissance de Robert
Rauschenberg; il ouvre à nouveau
sa maison aux artistes: cette fois il s'agit d'une rencontre avec le peintre Ennio
Finzi, encore sous le slogan "Rencontrons-nous chez
Luciano. Boire un verre autour des idées de...",
comme il avait été pour Tullio Crali.
En ce temps-là
"L'arbre signifie la solitude de l'individu; il signifie aussi, dans la
torsion de ses branches, la lutte pour la vie, donc
Mais les branches se transforment en côtes de cathédrales gothiques:
"...souvent il apparaît un désir qui nous semble complémentaire: celui
de l'ordre. Plusieurs tableaux sont construits avec des structures orthogonales
faites de taches bien calibrées de couleur. Une architecture de l'espace."
(Paolo Rizzi).
En 1995 Chinese expose à Venise, au Palais des Vieilles
Prisons, à St. Marc, près du Palais Ducal. Même ici, le jour du vernissage un concert
de piano aura lieu, accompagné de ballets classiques et de la lecture de quelques
poésies. Dans la même année Chinese est invité à exposer
en Autriche, au Château de Gmünd.
En cette période
En 1996 Chinese expose à
En 1997 la Mairie de Pordenone l'invite à exposer à Villa Galvani. Par la suite
il exposera, dans un stand individuel, à Rubano dans la
province de Padoue. Dans la même année il fait une exposition personnelle à la Galerie
"Artisti Oggi" de
Dossobuono (Verona) et ensuite
au Kursaal de Abano Terme (Padoue),
avec le patronage de la Mairie, du Syndicat d'Initiative et du Bureau de la Culture.
Au mois de juin de la même année Chinese organise
dans sa Galerie de Mestre une importante exposition dédiée aux Spatialistes de la
région de Venise, avec des ouvres de Bacci, De Luigi,
De Toffoli, Finzi, Fontana,
Gaspari, Gasparini, Guidi, Joppolo, Morandis, Rampin, Tancredi Parmeggiani et Vinicio Vianello. En décembre il présente
un nouveau mouvement, l'Iperspatialisme.
En1998 Chinese présente ses ouvrages à Udine, au Centre
d'Arts Plastiques du Frioul: soixante-dix tableaux environ, qui montrent sa recherche
dans la peinture au cours des cinq années précédentes. « Deux sont les thèmes de
fond: celui des arbres et celui des cathédrales. C'est presque une sorte de dialectique
entre la nature et l'intellect, entre le bruissement du feuillage et la mesure des
ogives gothiques; mais c'est aussi une intégration qui veut porter à une sorte de
globalité de l'expérience humaine, tendue vers la lumière et donc vers la spiritualité
» ( Paolo Rizzi et Enzo Di Martino, "IL Gazzettino"
du 26 janvier 1998).
En février Chinese se montre à nouveau dans le milieu
des Enchères: Fidesarte, Venezia-Mestre,
16ème Enchère. Il est ensuite invité à exposer à la galerie "La Fenice" de Udine, pour une exposition des artistes qui
ont traité, dans leurs ouvrages, l'allégorie de l'arbre. Plus tard, il va exposer,
dans la même galerie, au coté d'autres artistes très connus, comme Giorgio Celiberti, Fred Pittino, Bruno Vallan.
Il ouvre sa maison à Mariano au Mouvement Iperspatialiste, pour leur traditionnelle rencontre du 25 d'avril,
dédiée à l'Arbre de la Poésie.
Dans la même année Chinese organise une grande exposition
personnelle à Trieste, au Château de St. Giusto. Ici,
à côté des arbres et des cathédrales, se trouve un élargissement des thèmes de Chinese, qui continue à expérimenter en toute liberté, en déclarant
lui-même de ne pas vouloir se lier à un thème, une technique, à un "logo"qui
le distingue. Des arbres anthropomorphes de Chinese poussent
des figures, des "femmes - arbre" qui avec grande difficulté s'extraient
des troncs, comme dans une sorte de naissance de Venus, tout en restant dans l'incapacité
de se libérer complètement de l'enchevêtrement des branches et du tronc. "La
peinture de l'artiste, fort colorée, en adressant l'attention à une spatialité abstraite-figurative, lie un grand pathos à une plaisante liquidité
d'effets: ce sont des ouvrages d'une expression sûre et d'une expressivité solaire"
(Lorenzo Michelli, "Il Piccolo" du 5 août 1998).
En 1999 Chinese présente une exposition personnelle
à Gorizia, à
La fin de l'année 1999 est marquée, pour la famille de Chinese,
par la mort imprévue de quelques-uns de ses parents, parmi lesquels son beau-père,
le journaliste et écrivain Mario Ancona et ensuite par
la maladie et par la mort, en 2000, d'un des ses frères, Renzo (auquel il va dédier
l'un de ses tableaux les plus profonds et poétiques au point de vue de la peinture).
Les problèmes familiaux et l'ouverture, en 2000, d'un deuxième siège de la Galerie
"Nuovo Spazio" à Udine,
détournent pour une période supplémentaire
Il inaugure le nouveau siège d'Udine avec une exposition collective de grands
maîtres: Afro, Bacci, Baj, Dorazio, Lucio Fontana, Guidi, Maurice Henry, Sebastian Matta,
Henry Morris, Music, Pignon, Man Ray, Marino Marini, Mascherini,
Mimmo Rotella, Scanavino, Tancredi Parmeggiani, Marc Tobey,
Vedova, Alberto Viani et Giuseppe
Zigaina; puis il organisera une exposition personnelle
de Maurice Henry et d'autres nombreuses expositions, qui souvent auront lieu dans
les deux sièges de la galerie, à Udine et à Venise - Mestre, parmi lesquelles une
importante exposition de Marcello Mascherini, en collaboration
avec l'Archive Mascherini, une exposition de Ferruccio Bortoluzzi ainsi que des expositions de jeunes peintres
italiens et étrangers, qui s'alternent à des expositions collectives de gros noms
internationaux, une exposition de verres de Murano exécutés par des artistes japonais:
Ikeda Masuo, Imaï Toshimitsu, Kurokawa Masayuki et Sekine Nobuo et, en continuant dans
la tradition de la galerie d'alterner à l'exposition d'ouvrages de peinture et de
sculpture la présentation d'ouvrages littéraires, il invitera l'ami Paolo Barozzi à parler de son dernier livre sur Peggy
Guggenheim. En 2001 il présentera au Salon de Udine des oeuvres de Afro, Bacci, Guidi, Music, Vedova et Zigaina.
En même temps, toujours fidèle à sa passion pour la nature et la liberté, il
achète près de Mariano un terrain, doté d'une vigne et
d'un bois, où il va passer ses dimanches à couper des branches sèches et débroussailler
et où, à l'occasion des vendanges, il invitera ses amis, des artistes et des galeristes,
vénitiens ou étrangers, à jouir d'une expérience campagnarde, organisant des grillades
et faisant goûter son vin; il achètera aussi un camping car, avec lequel il voyagera
en Italie comme à l'étranger, en toute liberté, avec la famille ou avec ses amis,
et toujours en compagnie de son chien qui le suit dans chacune de ses promenades.
Lorsque, après cette interruption, il reprend à peindre ce sera pour se lancer
une fois de plus dans quelque chose de nouveau: tout en continuant à donner la priorité
à la peinture, il ajoute dans ses tableaux des verres de Murano sur un fond peint:
ce sont des morceaux colorés, riches en nuances et réflexes, des baguettes de différentes
couleurs, transparentes, ou réfléchissant la lumière, dans une dimension de peinture
fortement émotive. Plusieurs de ces tableaux sont enfermés dans une thèque transparente
de plexiglas, créant ainsi un tableau-objet, un tableau-sculpture.
Ces oeuvres obtiennent immédiatement un remarquable intérêt et Chinese, en avril 2003, va exposer à Paris, dans la Galerie
"Artis", de
Pendant les mêmes années il revoit, à l'occasion du vernissage du Musée de Rovereto, son vieux camarade de cours, Mario Botta; il retrouve
aussi à nouveau, au vernissage de l'exposition de Music, le journaliste Demetrio Volcic.
A l'occasion des expositions de ses oeuvres ou dans sa galerie ou bien
à l'occasion d'importantes expositions de peintres qu'il avait
présentés et depuis devenus connus, il rencontre les
critiques d'art et les peintres qu'il avait fréquentés
dans sa jeunesse ou durant sa carrière. Il connaît les
critiques d'art Goldin, Caldura et Segato et il rencontre Carlo Milic, celui qui écrira et parlera de lui, en évaluant positivement son oeuvre et qui va le placer parmi les peintres espatialistes,
auxquels il est lié avec originalité et modernité, lui qui avait donné le nom de
"Nuovo Spazio" à sa
galerie, fondée à l'époque des premiers voyages dans l'espace. Carlo Milic lui organisera aussi une exposition à Trieste, dans la
Galerie de la Mairie de Muggia.
La Mairie de son village, en 2003, lui organise une rétrospective, dans laquelle
Chinese présente dans la Salle du Conseil de la Mairie,
les ouvrages les plus vieux et, dans le siège de la Bibliothèque, les ouvrages récents,
avec les verres de Murano. Cette exposition, présentée par Carlo Milic, aura un remarquable succès: on verra une grande affluence
de public et une remarquable attention des journaux.
En 2002 Chinese est invité par le Musée Pagani de Castellanza - Varese, en possession d'une de ses oeuvres, à préparer, pour
l'année 2004, une exposition personnelle dans ses salles.
Dans la même année,
Cette exposition aura l'attention des journaux nationaux espagnols ("ABC",
"El Mundo", "La Vanguardia")
ainsi que des journaux italiens, à tel point que, quand il
revient en Italie, il est invité à monter une exposition
personnelle au Musée Candiani
de Venise - Mestre.
Ses oeuvres sont à nouveau aux enchères (Hôtel de ventes "Stadion"
de Trieste et Hôtel de ventes "Fidesarte" de
Venise-Mestre ). A l'occasion du 61ème Festival International du Cinéma de
Venise il est invité à présenter ses ouvrages à l'Hôtel Excelsior
de Lido à Venise, en la présence de personnalités de la culture et du spectacle.
Il fait la rencontre du photographe Fulvio Roiter et de
En automne Chinese recommence son travail à
poésie, et du sport , "El Vovo
de Venexia" - Venise.
Ses sponsors espagnols vont construire son site officiel, en cinq langages:
www.luciano-chinese.com , qui
recevra le prix Kara art Gold Award en avril 2006. Même le monde du web s'intéresse plus amplement
à lui, en l'introduisant dans différents sites d'art internationaux, parmi lesquels
Picassomio; une remarquable attention lui est donnée par
le site Mondofriuli et il est inséré dans les sites de
nombreuses galeries italiennes et étrangères.
Successivement il se présente en Suisse, à Lugano, avec une exposition personnelle
chez Rinaldo Invernizzi. Là
il rencontre des personnalités de l'art et de la culture, parmi lesquels la directrice
de l'Hôtel de Ventes Christie's de Lugano, Franco Marinotti
de