Luciano Chinese, peintre espatialiste italien
Né
à Mariano del Friuli (Gorizia) le 2 septembre 1942, il est le
cadet parmi trois frères, à une période où,
dans la région de Frioul, la guerre est encore bien loin de la
fin. Sa situation familiale est alors difficile : un père
déporté en Allemagne et une mère obligée de
travailler dur pour faire vivre sa famille. Celle-ci, fille d'un
industriel de la chaise, aimait la culture et fut toutefois
obligée, en tant que femme, de renoncer aux études et de
travailler comme ouvrière dans une usine. Elle envoie son fils
aîné Mario étudier à Venise, et Luciano
Chinese, à l'âge de cinq ans, quitte son village pour
aller vivre à Grado. Il n'y reviendra que par la suite, et y
sera dès lors un peu étranger.
Il fréquente l'école
primaire de son village où il a comme camarade Dino Zoff, qui a
son âge, fréquente la même classe, et avec lequel il
va garder dans les années à venir des rapports
d'amitié. A l'âge de treize ans il part à Venise,
où il fréquente l'Institut d'Art et (une fois obtenu son
baccalauréat au Lycée Artistique), entreprend ses
études à la faculté d'Architecture tout en
fréquentant l'Académie des beaux-arts, avec le
maître Bruno Saetti.. A cette période Venise est l'une des
villes européennes les plus importantes au point de vue de la
culture; c'est là que Chinese fréquente la Fondation
Giorgio Cini et c'est là que les personnages les plus importants
de la culture se retrouvent : il a ainsi l'occasion de rencontrer des
philosophes tels que Horkheimer, Marcuse, Heidegger, les historiens de
l'art Bettini, Ivanov, et le critique littéraire Vittore Branca.
A Salisbourg il assiste à des leçons d'Emilio Vedova. A
la Faculté d'Architecture il lie une amitié et travaille
dans le même groupe que Mario Botta, alors étudiant
lui-même. Il a comme professeurs Carlo Scarpa, Giuseppe
Samonà, Leonardo Benevolo, rencontre Le Corbusier; connaît
et fréquente des artistes comme Armando Pizzinato, Virgilio
Guidi, Bacci, Morandis, Finzi, et y fait aussi la connaissance du jeune
Fabrizio Plessi. Dans ces années-là il commence à
présenter ses ouvrages lors de différentes expositions,
il vit et travaille à Venise, où il a fixé sa
demeure, ainsi qu'en Frioul.
A Gorizia, en 1962, il est
signalé au Prix S.Floriano, dans lequel, parmi les jurés
se trouve, entre autres, Silvio Branzi, Gino Morandis et Fulvio Monai
et où, parmi ceux à qui seront décernés des
prix, se trouvent Cesare Mocchiutti et Sergio Altieri.
En 1967 il va se présenter dans sa première exposition personnelle, à Folgaria de Trento.
A Venise, il fréquente les
milieux artistiques et culturels de son époque où il a
l'occasion de rencontrer des artistes comme Carlo Carrà, ainsi
d'importants critiques d'art, comme Umbro Apollonio, Giuseppe
Marchiori, Guido Perocco, Giuseppe Mazzariol, Toni Toniato, Paolo
Rizzi. Il fait aussi la rencontre de poètes comme Giuseppe
Ungaretti, Alfonso Gatto, Ugo Fasolo, Mario Stefani; et d'hommes
d'études, comme Nereo Vianello.
En 1967 il ouvre, à Folgaria
de Trento, le premier siège de la Galerie "Nuovo Spazio",
où il organise d'importantes expositions de peintres, en
présentant les dernières tendances de la recherche
artistique, faisant des choix en collaboration avec de fameux critiques
de différents penchants esthétiques: Umbro Apollonio, qui
alors était le directeur de la Biennale de Venise, Alfonso
Gatto, Luigi Fraccalini, Giuseppe Marchiori et Toni Toniato. Parmi les
artistes les plus connus exposés à la Galerie «
Nuovo Spazio » (essentiellement parce qu'ils sont présents
à la Biennale de Venise avec des salles personnelles) se
trouvent les peintres Ceroli, Marotta, Pozzati et Verna.
Luciano Chinese, pendant ces
années, alterne à la Galerie "Nuovo Spazio" des
expositions collectives et individuelles de grand relief, avec la
présentation d'autres formes artistiques comme la poésie:
c'est en 1969 qu'il organise un prix pour la poésie, dont le
président est alors Ugo Fasolo, avec une commission
constituée par
les maîtres Luigi Fraccalini,
Mario Lucchesi, Toni Toniato, Nereo Vianello et Gino Zennaro.
Passionné par tout ce qui concerne les différentes formes
d'art, il alterne sa fréquentation des galeries avec les
soirées au théâtre de l'Opéra de Venise
« la Fenice ».
En 1969 Chinese expose ses ouvrages
à Venise avec d'autres artistes et fait ensuite une exposition
personnelle à Udine. Il participe aussi à plusieurs
expositions à Venise et à Rome, et est invité par
Piero Zampetti qui en ce temps là, en était le directeur,
à effectuer une exposition individuelle à la Galerie de
la Municipalité de Venise, Bevilacqua La Masa. Cependant,
Chinese ne pourra pas s'y présenter, en raison de l'obligation
au service militaire. Pendant cette période, à la
Cecchignola, à la Scuola del Genio, il construira une suite de
douze panneaux en terre cuite, représentants l’œuvre
des "fabriceris".
Entre temps, l'activité de
Chinese n'a pas cessé dans la galerie de Folgaria , avec des
expositions personnelles du peintre futuriste Giovanni Korompay, la
première exposition personnelle de Federica Bertino, et une
présentation supplémentaire du jeune artiste Germano
Olivotto. Chinese vit continuellement dans le monde artistique et
participe à de nombreuses activités dans ce milieu: il
fait partie des jurés dans un prix de peinture à Venise,
avec Sergio Molesi et Fulvio Monai, il connaît et
fréquente Giuseppe Zigaina, il organise à Gradisca,
invité de Bruno Patuna, une exposition d’œuvres
graphiques de maîtres italiens et étrangers: Baj,
Dalì, Gentilini, Guidi, Korompay, Migneco, Morlotti, Spacal,
Volpini et Zigaina. Il organise ensuite dans le même lieu, une
exposition personnelle de l’œuvre graphique de Marino
Marini.
En 1971, il inaugure le nouveau
siège de la Galerie "Nuovo Spazio" à Venise, avec la
première exposition post-mortuaire de Crippa, en la
présence
de la veuve, Nini Baggini Crippa. En
1974 il organise encore à Gradisca une exposition de
l’œuvre graphique de Guidi. Dans le siège
vénitien de la Galerie "Nuovo Spazio" il continue à
organiser des expositions personnelles de fameux peintres ou de jeunes
émergents, et connaît les maîtres de la peinture
figurative vénitienne, Carlo Dalla Zorza, Aldo Bergamini,
Armando Tonello, Santomaso, Girolamo De Stefani. Il organise aussi des
expositions de Baj (qu'il hébergera dans la demeure familiale),
de Manzù et de Picasso.
Dans le nouveau siège
vénitien il alterne entre des expositions de peintres, de
sculpteurs, et la présentation de poètes. Il
connaît le photographe Italo Zannier, l'écrivain Ugo Facco
de Lagarda, qui sera un habitué de la galerie de Chinese ainsi
que l'écrivain Ezra Pound.
Une fois terminé son service
militaire à Rome, Luciano Chinese rentre à Venise,
où, tout en continuant de s'occuper de la galerie, va commencer
sa carrière d'enseignant, qu'il va continuer en parallèle
avec son activité de galeriste pendant vingt ans: dans
l'école il organisera des rencontres entre les étudiants
et des artistes et poètes, des représentations
didactiques interdisciplinaires et des expositions itinérantes.
Il y présentera des artistes comme Mario Abis, Ferruccio
Bortoluzzi, Aldo Bresciani, Boscolo Natta, Fiume, Yoichi Ohira.
Dans sa galerie il organise plusieurs
expositions de Giuseppe Zigaina; à l'occasion d'une de ces
expositions il fait la connaissance des filles de Feltrinelli et de
leur mère, Mme Dalle Nogare, ainsi que du syndicaliste Trentin,
Pier Paolo Pasolini. Pendant ces années son nom va souvent
apparaître dans des journaux, avec des articles de Fulvio Monai,
Paolo Rizzi, Marino Medeot, en tant que jeune galeriste à la
pointe dans le panorama des galeries vénitiennes, puisqu'il
expose des artistes fameux et d'autres émergents s'adonnant
à son travail avec une grande passion pour l'art et la culture
tout en cherchant à servir de tremplin aux jeunes artistes. Il
expose de nombreux ouvrages de Music, organise des expositions de
jeunes artistes de la body Art et des premières
féministes, il connaît Music et Spacal. Lors d'une visite
chez le sculpteur Mascherini en compagnie de l'historien de l'art
Marchiori, y fait la rencontre de Mme Malabotta (une très
célèbre collectionneuse de De Pisis).
En 1976 en Frioul a lieu un terrible
tremblement de terre: Chinese quitte Venise pour rejoindre sa famille,
qui heureusement n'est pas directement touchée par les
dégâts sismiques; il visite les lieux du séisme
encore inaccessibles au public avec son frère, qui, en tant
qu’architecte, est chargé d'aller voir les lieux
endommagés pour des projets de reconstruction. Suite à
cet épisode il organise à Mariano del Friuli une
exposition avec soixante-dix tableaux des artistes Bortoluzzi, Crippa,
Deluigi, Depero, Guidi, Korompay, Hokusay, Tancredi Parmeggiani,
Treccani, Vedova, Zennaro, Zigaina, en faveur des victimes du
tremblement de terre.
C'est au cours de ces années
qu'un épisode le fera apparaître dans les journaux
vénitiens, cette fois par hasard, mais à sa grande
satisfaction: lors d'une promenade dans les rues de Venise, Chinese est
surpris par un violent orage et pénètre alors dans
l'église des Carmini, récemment restaurée,
à l'exception du toit. Il s'aperçoit alors qu'il pleut
sur une toile de Cima da Conegliano, appelle le curé, et l'aide
à recouvrir le tableau d'une bâche, évitant ainsi
de graves dégâts. Encore en 1976 il organise une
exposition itinérante assez particulière: passant par la
Galerie "Nuovo Spazio", elle va continuer sur un bateau, le
"Stradivari", qui fait escale à Venise. Il organise aussi une
exposition personnelle d'Armando Pizzinato, rencontre le poète
Mario Stefani, qui, devenu son ami,fréquente assidûment sa
galerie, et par la suite ira jusqu'a présenter plusieurs des
expositions organisées par Luciano Chinese.
En 1977 il participe au Salon de
Bari. Dans la même année, en juin, il transfère sa
galerie dans la rue du XXII mars, à Venise même,
très près de la Place St. Marc. Inaugurée avec une
exposition personnelle de Giovanni Korompay, cette nouvelle galerie va
devenir, avec ses cinq étages d'exposition, un centre ouvert, du
point de vue culturel, aux différentes tendances de l'art. On y
fait des expositions de peintres et de sculpteurs, italiens et
étrangers, des rencontres de musique et de poésie. En ce
lieu il présente une importante exposition de sculptures (les
fleurs) et de dessins de Marcello Mascherini, présent en
personne pour cette occasion, ainsi que des tableaux de Giuseppe
Zigaina. Ici, dans le cœur de Venise et très près
de la Place St. Marc, il aura maintes fois l'occasion de rencontrer
d'importants personnages: il y fera la connaissance du cinéaste
Giovanni Poli, du cinéaste et artiste Arnaldo Momo, avec lequel
il va présenter le group de "Poésie quatre" qui lui
vaudra l'intérêt des journaux et de celui qui alors
était le Maire de Venise, Mario Rigo. Chinese y rencontrera de
même le peintre Mario Disertori, et le chansonnier
passionné d'art Pino Donaggio. En 1978 il organise une
exposition personnelle de Hollesch, une autre de Giorgio Celiberti,
avant de se présenter à nouveau en avril au salon de Bari.
En mai 1978 Chinese se marie. En
juillet il présente une exposition de Luigi Veronesi, puis en
novembre dans sa galerie les peintures aériennes et la «
sassintesi » de Tullio Crali. Il organise par ailleurs une
intéressante exposition de sculptures esquimaudes, dotée
d'une ample documentation cinématographique et de nombreux
livres et pendant laquelle Chinese rencontre, dans sa galerie, des
représentants diplomatiques du Québec.
En 1979 La Galerie "Nuovo Spazio" va
fêter ses dix ans d'activité, événement
salué par plusieurs journaux qui publient alors des interviews
de Chinese. A cette occasion, il exprime sa façon de
considérer la profession de galeriste, et présente un
recueil d'ouvrages graphiques édité par la galerie, avec
des oeuvres de Bortoluzzi, Korompay et Zigaina, ainsi qu'une sorte de
manifeste du galeriste, écrit par Chinese: "Pourquoi un
galeriste choisit", sur lequel de nombreux artistes et intellectuels de
l'époque
vont signer et qui sera publié
entre autres sur la "Loggia dei mercanti",journaux du syndicat national
des commerçants d'art moderne.
En 1979, au moment même du
départ pour le Salon de Bari, il reçoit la nouvelle qu'un
de ses frères, Renzo, a eu un grave accident de travail. Dans la
même année naît sa fille aînée et son
père meurt: ces événements vont inspirer
quelques-uns de ses écrits les plus personnels du petit livre
qu'il va publier avec la Maison d'édition « Italia
Letteraria », avec une présentation de Giuseppe Zigaina.
Dans ce petit volume, il se présente avec
sincérité, surtout en tant qu'homme qui vit l'art dans un
étroit rapport de symbiose et parfois d'antagonisme avec les
artistes qu'il présente, dont il va voir les ouvrages ( ceux
d'Andy Warhol, qu'il va connaître dans ces années, de
Tullio Crali et de Giovanni Korompay), ce qui lui vaut de nombreux
comptes rendus dans les journaux, ainsi que des lettres d'estime et
d'amitié de la part de beaucoup de personnages: les artistes
Bortoluzzi et plus particulièrement Crali, qui lui
écrira une longue lettre (elle
sera ensuite lue, à l'occasion de l'exposition
rétrospective de l'artiste, en 2004, après sa mort, au
Musée Revoltella à Trieste), l'écrivain Ugo Facco
de Lagarda, l'historien de l'art Giulio Carlo Argan, le cinéaste
Michelangelo Antonioni, le candidat au prix Nobel Andrea Zanzotto.
Il continue sa fréquentation
d'artistes et de critiques: Enrico Baj, Korompay, Zigaina, Cernigoj,
Zajec, dont il organise une exposition personnelle, Simon Benetton,
Toniato, Marchiori, et rencontre Nureiev. Il participe à la
fête pour les 90 ans de Virgilio Guidi, et organise, dans sa
galerie, une exposition rétrospective, avec des ouvrages de 1943
à 1976, dans laquelle il expose plus de quatre-vingt tableaux
d'Anton Zoran Music. De nouveau il organise une exposition d'artistes
japonais et une exposition personnelle des tableaux d'Amanda Lear, que
lui vaudra la connaissance de célébrités du petit
écran, comme Pippo Baudo et le journaliste Ruggero Orlando.
En 1983, la Bibliothèque de la
Mairie de son village va organiser une rencontre où il parle en
tant que galeriste. Entre temps, Luciano Chinese, qui aime être
au contact de la nature, rejoint en barque chaque fois qu'il lui est
possible, les îles de la lagune de Venise, ou bien va jusqu'a la
Lagune de Grado à travers des fleuves et des canaux, avec sa
famille ou des amis, des peintres étrangers, qui, à
l'occasion de quelque exposition dans sa galerie, entrelacent des
rapports d'amitié et jouissent d'un pique-nique dans les
îles de la lagune. Il va par ailleurs se réfugier à
la fin de la semaine dans la maison de ses parents où il se
promène à pied ou à bicyclette dans la campagne,
il profite de la présence en Frioul de nombreux manèges
pour monter à cheval, ou bien encore va se
réfugier dans une petite maison au bord de la mer, près d’Eraclea.
Dans ce temps-là, à
Venise, il change de logement; continue à se déplacer et
à créer des liens avec d'important collectionneurs en
Frioul, à Milan, en Emilie ainsi qu'à organiser des
expositions. En 1985 sa mère décède: Chinese
était très lié à sa personne et la
présentait toujours comme un exemple de vie et de tendresse,
mais aussi pleine de force et capable de faire face à des
situations difficiles comme celles de l'après-guerre,
auprès de son mari revenu en mauvais état d'un camp nazi.
Dans la même année va naître son deuxième
enfant, Tancredi.
En 1986, en même temps que
l'exposition de Palazzo Grassi "Futurisme-Futuristes", Chinese organise
une importante exposition de Tullio Crali, composée de
soixante-deux tableaux. Il alterne des expositions de peintres italiens
avec celles de jeunes étrangers, parmi lesquels Dabernig,
Benetik, Franz Stäler ou le Français Lecloirec vont devenir
des artistes très connus dans leurs pays d'origine et à
l'étranger.
Cette intense activité de
galeriste, les continuels déplacements d'une ville où
l'on se déplace trop lentement et où les espaces sont
trop limités, et encore une certaine pudeur à se
présenter en public comme artiste, lui que "d'artistes" devait
"être le régisseur", comme dit Ernesto Luciano Francalanci
en écrivant de Chinese, lui empêchent de porter en avant
parallèlement son activité de peintre, qu'il continue de
poursuivre secrètement, en dessinant, en
réfléchissant, et en créant des projets. Entre
1987 et 1988 Chinese décide de changer de vie: il quitte son
métier de professeur, porte sa galerie à Mestre pour se
déplacer plus facilement en terre ferme, et inaugure sa nouvelle
galerie avec une exposition collective de noms prestigieux, à
laquelle va suivre une intéressante exposition de Tancredi
Parmeggiani. Il retourne habiter dans le village où il est
né, Mariano del Friuli, non pas par nostalgie de son village (il
continue à voyager, à s'intéresser à sa
galerie de Venise-Mestre et garde ses liens avec des galeristes, des
artistes et des collectionneurs vénitiens) mais pour permettre
à ses enfants de vivre leur enfance au contact de la nature et
lui permettre à lui de créer son atelier dans une vaste
maison, et ainsi recommencer son activité de peintre. En 1989 la
Galerie "Nuovo Spazio" présente au Salon de Rome des oeuvres
d'Afro, Music et de Zigaina. En 1990 il présente Zigaina au
Salon de Bologne et organise, dans la Bibliothèque de la Mairie
de Mariano del Friuli, une rencontre avec Zigaina qui présente
son livre Pasolini entre énigme et prophétie. Entre temps
Chinese a recommencé assidûment à peindre: il
expérimente différentes techniques: de l'huile, des
"poudres précieuses", des "ors flottants sur des transparences
d'outremer", comme dit Giuseppe Zigaina dans sa courte
présentation de 1991. Il peint des sujets différents,
liés souvent aux expériences de sa vie, des
expériences culturelles, qui lui viennent du milieu
vénitien, comme dans la série des "théories
byzantines" ou dans "cathédrale lagunaire" ou bien à des
états d'âme, à de forts élans
émotifs. En 1991 la guerre du Golfe éclate:
l'émotion de ce terrible événement, vu dans
l'opposition entre la délicatesse du paysage et la violence qui
se déchaîne, inspire certains de ses ouvrages.
En 1991 Chinese décide de se
présenter à nouveau comme artiste, mais il le fera avec
discrétion, comme pour évaluer en secret les
premières réactions du public: il se présente
à Milan chez un ami qui lui fait rencontrer un publique
dégourdi et cultivé, l'ami en question étant Paolo
Barozzi, galeriste, fils d'antiquaires très connus,
ex-collaborateur du Musée Guggenheim de Venise, et auteur de
célèbres livres sur Peggy Guggenheim publiés
récemment. En 1992 Chinese est présent, comme peintre, au
salon de Padoue et en 1993 et 1994, au Salon de Pordenone. Entre temps
Chinese continue son activité de galeriste à
Venise-Mestre, avec des expositions remarquables, comme celle de Mimmo
Rotella en 1993. Il reçoit ses amis à Mariano, à
son domicile: Lucienne Kilian, galeriste française, de la
Galerie Denise René de Paris; Il ouvre sa maison à
quelques-uns des artistes de sa galerie et y organise une rencontre
avec Tullio Crali qui, en la présence d'une quarantaine
d'invités, va se présenter lui-même et
déclamer (ce qu'il faisait très rarement) les
poésies de Marinetti. A cette occasion la fille de Chinese,
Dunia, qui depuis plusieurs années étudie le Ballet
Classique et qui va continuer ensuite jusqu'à entrer à
l'école de Reggio Emilia de Liliana Cosi et Marinel Stefanescu,
rendra hommage à l'artiste avec un ballet, sur musiques de Duke
Ellington. Dès lors Chinese associera à certaines des
expositions qu'il organise des concerts de différents musiciens
et des ballets créés par différents corps de
danseurs. Entre temps les tableaux de Chinese commencent à
entrer dans d'importantes collections et dans les Enchères,
notamment celle de l'Hôtel des ventes Stadion de Trieste en1993.
En 1994 la Mairie de S. Giovanni al
Natisone (Udine) organise une importante exposition personnelle de ses
ouvrages à Villa de Brandis. L'exposition, qui continue pendant
tout le mois de mai, sera inaugurée par un concert du soprano
Martina Meo, du conservatoire "Benedetto Marcello" de Venise et du
pianiste Angelo Fabris, avec le ballet "Petit Théâtre" de
Udine et, après des rafraîchissements, pendant la
soirée, avec un concert du « Quartet Baroque» de
Venise. Ensuite, tous les samedis, pendant toute la durée de
l'exposition, un concert aura lieu.
Après cette expérience,
Chinese est appelé à faire partie, en tant que membre
fondateur, du "Projet Musique", de Monfalcone.
Après s'être
présenté dans son rôle d'artiste, Chinese est
invité à participer à plusieurs expositions,
à Castelfranco Veneto, à Udine, et intègre ensuite
le groupe vénitien de la "Nouvelle Valise". Il s'agit d'un
regroupement de peintres qui, se référant au groupe
historique de "La Valise", se rencontre pour des soirées
conviviales au restaurant "A' La Nuova Valigia", en Calle dei Fabbri,
à Venise. Chaque peintre, après avoir peint, comme le
veut la tradition du groupe, une partie d'une valise, va proposer un de
ses ouvrages qui sera affiché sur l'un des panneaux muraux du
restaurant, dédiés à ce but-là. Dans ce
même restaurant sont aussi présentés des
oeuvres littéraires, poétiques et musicales.
A la même période,
Chinese continue à fréquenter les milieux artistiques et,
à la Biennale de Venise, fait la connaissance de Robert
Rauschenberg; il ouvre à nouveau
sa maison aux artistes: cette fois il
s'agit d'une rencontre avec le peintre Ennio Finzi, encore sous le
slogan "Rencontrons-nous chez Luciano. Boire un verre autour des
idées de...", comme il avait été pour Tullio Crali.
En ce temps-là Luciano Chinese
oriente ses oeuvres vers un nouveau thème: l'arbre. Il s'agit
d'arbres anthropomorphes.
"L'arbre signifie la solitude de
l'individu; il signifie aussi, dans la torsion de ses branches, la
lutte pour la vie, donc la souffrance. J'ajoute: certainement il
signifie une pulsion vers le haut, une force expansive; et il indique
(pourquoi pas?) la présence invisible de solides racines."
(Paolo Rizzi).
Mais les branches se transforment en côtes de cathédrales gothiques:
"...souvent il apparaît un
désir qui nous semble complémentaire: celui de l'ordre.
Plusieurs tableaux sont construits avec des structures orthogonales
faites de taches bien calibrées de couleur. Une architecture de
l'espace." (Paolo Rizzi).
En 1995 Chinese expose à
Venise, au Palais des Vieilles Prisons, à St. Marc, près
du Palais Ducal. Même ici, le jour du vernissage un concert de
piano aura lieu, accompagné de ballets classiques et de la
lecture de quelques poésies. Dans la même année
Chinese est invité à exposer en Autriche, au
Château de Gmünd.
En cette période Luciano
Chinese découvre et achète en Frioul, dans un hameau de
Taipana, un vieux moulin transformé en habitation donnant sur un
torrent, le torrent Cornappo, tout près d'une cascade d'eau
limpide: dans ce qu'il considère comme un paradis (l'eau du
torrent est potable, il y a des truites et des écrevisses) il
organise des rencontres, des performances et des expositions de
sculptures au grand air. Même en ce cas, l'émotion de
retrouver une nature non contaminée (lui qui, après avoir
passé toute sa vie dans une ville de pierre comme Venise,
pensait désormais impossible cette rencontre émotive avec
une nature presque primordiale) inspirera une série de ses
ouvrages.
En 1996 Chinese expose à la
Villa Nationale Pisani de Stra (Venise), sur le bord du fleuve Brenta.
Le vernissage sera accompagné cette fois aussi d'un spectacle de
ballet classique.
En 1997 la Mairie de Pordenone
l'invite à exposer à Villa Galvani. Par la suite il
exposera, dans un stand individuel, à Rubano dans la province de
Padoue. Dans la même année il fait une exposition
personnelle à la Galerie "Artisti Oggi" de Dossobuono (Verona)
et ensuite au Kursaal de Abano Terme (Padoue), avec le patronage de la
Mairie, du Syndicat d'Initiative et du Bureau de la Culture.
Au mois de juin de la même
année Chinese organise dans sa Galerie de Mestre une importante
exposition dédiée aux Spatialistes de la région de
Venise, avec des ouvres de Bacci, De Luigi, De Toffoli, Finzi, Fontana,
Gaspari, Gasparini, Guidi, Joppolo, Morandis, Rampin, Tancredi
Parmeggiani et Vinicio Vianello. En décembre il présente
un nouveau mouvement, l'Iperspatialisme.
En1998 Chinese présente ses
ouvrages à Udine, au Centre d'Arts Plastiques du Frioul:
soixante-dix tableaux environ, qui montrent sa recherche dans la
peinture au cours des cinq années précédentes.
« Deux sont les thèmes de fond: celui des arbres et celui
des cathédrales. C'est presque une sorte de dialectique entre la
nature et l'intellect, entre le bruissement du feuillage et la mesure
des ogives gothiques; mais c'est aussi une intégration qui veut
porter à une sorte de globalité de l'expérience
humaine, tendue vers la lumière et donc vers la
spiritualité » ( Paolo Rizzi et Enzo Di Martino, "IL
Gazzettino" du 26 janvier 1998).
En février Chinese se montre
à nouveau dans le milieu des Enchères: Fidesarte,
Venezia-Mestre, 16ème Enchère. Il est ensuite
invité à exposer à la galerie "La Fenice" de
Udine, pour une exposition des artistes qui ont traité, dans
leurs ouvrages, l'allégorie de l'arbre. Plus tard, il va
exposer, dans la même galerie, au coté d'autres artistes
très connus, comme Giorgio Celiberti, Fred Pittino, Bruno Vallan.
Il ouvre sa maison à Mariano
au Mouvement Iperspatialiste, pour leur traditionnelle rencontre du 25
d'avril, dédiée à l'Arbre de la Poésie.
Dans la même année
Chinese organise une grande exposition personnelle à Trieste, au
Château de St. Giusto. Ici, à côté des arbres
et des cathédrales, se trouve un élargissement des
thèmes de Chinese, qui continue à expérimenter en
toute liberté, en déclarant lui-même de ne pas
vouloir se lier à un thème, une technique, à un
"logo"qui le distingue. Des arbres anthropomorphes de Chinese poussent
des figures, des "femmes - arbre" qui avec grande difficulté
s'extraient des troncs, comme dans une sorte de naissance de Venus,
tout en restant dans l'incapacité de se libérer
complètement de l'enchevêtrement des branches et du tronc.
"La peinture de l'artiste, fort colorée, en adressant
l'attention à une spatialité abstraite-figurative, lie un
grand pathos à une plaisante liquidité d'effets: ce sont
des ouvrages d'une expression sûre et d'une expressivité
solaire" (Lorenzo Michelli, "Il Piccolo" du 5 août 1998).
En 1999 Chinese présente une
exposition personnelle à Gorizia, à la
Bibliothèque Nationale de Gorizia. Dans la même
année il est invité par le critique d'art Enzo Santese
à se présenter dans une exposition qu'il organise en
octobre à Lignano. Il s'agira d'une importante exposition,
organisée par la Société nationale de Chemins de
fer italiens, pour les célébrations de l'année
2000, à Villa Ca' Zenobio, tout près de Treviso. Chinese
y expose des ouvrages qui partent "de l'image emblématique de
l'arbre comme élément vital, donc avec un fond symbolique
- expressif qui s'exprime aussi et surtout dans la magnifique
façon de mettre sur la toile sa lumière-couleur" (Paolo
Rizzi et Enzo Di Martino, "Il Gazzettino du 25 octobre 1999).
La fin de l'année 1999 est
marquée, pour la famille de Chinese, par la mort imprévue
de quelques-uns de ses parents, parmi lesquels son beau-père, le
journaliste et écrivain Mario Ancona et ensuite par la maladie
et par la mort, en 2000, d'un des ses frères, Renzo (auquel il
va dédier l'un de ses tableaux les plus profonds et
poétiques au point de vue de la peinture).
Les problèmes familiaux et
l'ouverture, en 2000, d'un deuxième siège de la Galerie
"Nuovo Spazio" à Udine, détournent pour une
période supplémentaire Luciano Chinese de son travail de
peintre.
Il inaugure le nouveau siège
d'Udine avec une exposition collective de grands maîtres: Afro,
Bacci, Baj, Dorazio, Lucio Fontana, Guidi, Maurice Henry, Sebastian
Matta, Henry Morris, Music, Pignon, Man Ray, Marino Marini, Mascherini,
Mimmo Rotella, Scanavino, Tancredi Parmeggiani, Marc Tobey, Vedova,
Alberto Viani et Giuseppe Zigaina; puis il organisera une exposition
personnelle de Maurice Henry et d'autres nombreuses expositions, qui
souvent auront lieu dans les deux sièges de la galerie, à
Udine et à Venise - Mestre, parmi lesquelles une importante
exposition de Marcello Mascherini, en collaboration avec l'Archive
Mascherini, une exposition de Ferruccio Bortoluzzi ainsi que des
expositions de jeunes peintres italiens et étrangers, qui
s'alternent à des expositions collectives de gros noms
internationaux, une exposition de verres de Murano
exécutés par des artistes japonais: Ikeda Masuo,
Imaï Toshimitsu, Kurokawa Masayuki et Sekine Nobuo et, en
continuant dans la tradition de la galerie d'alterner à
l'exposition d'ouvrages de peinture et de sculpture la
présentation d'ouvrages littéraires, il invitera l'ami
Paolo Barozzi à parler de son dernier livre sur Peggy
Guggenheim. En 2001 il présentera au Salon de Udine des oeuvres de Afro, Bacci, Guidi, Music, Vedova et Zigaina.
En même temps, toujours
fidèle à sa passion pour la nature et la liberté,
il achète près de Mariano un terrain, doté d'une
vigne et d'un bois, où il va passer ses dimanches à
couper des branches sèches et débroussailler et
où, à l'occasion des vendanges, il invitera ses amis, des
artistes et des galeristes, vénitiens ou étrangers,
à jouir d'une expérience campagnarde, organisant des
grillades et faisant goûter son vin; il achètera aussi un
camping car, avec lequel il voyagera en Italie comme à
l'étranger, en toute liberté, avec la famille ou avec ses
amis, et toujours en compagnie de son chien qui le suit dans chacune de
ses promenades.
Lorsque, après cette
interruption, il reprend à peindre ce sera pour se lancer une
fois de plus dans quelque chose de nouveau: tout en continuant à
donner la priorité à la peinture, il ajoute dans ses
tableaux des verres de Murano sur un fond peint: ce sont des morceaux
colorés, riches en nuances et réflexes, des baguettes de
différentes couleurs, transparentes, ou
réfléchissant la lumière, dans une dimension de
peinture fortement émotive. Plusieurs de ces tableaux sont
enfermés dans une thèque transparente de plexiglas,
créant ainsi un tableau-objet, un tableau-sculpture.
Ces oeuvres obtiennent
immédiatement un remarquable intérêt et Chinese, en
avril 2003, va exposer à Paris, dans la Galerie "Artis", de la
prestigieuse Avenue Matignon, au cœur de plus importantes
galeries parisiennes et, quelques mois plus tard, dans la Galerie
"Sauveur Bismuth", tout près de Notre Dame.
Pendant les mêmes années
il revoit, à l'occasion du vernissage du Musée de
Rovereto, son vieux camarade de cours, Mario Botta; il retrouve aussi
à nouveau, au vernissage de l'exposition de Music, le
journaliste Demetrio Volcic. A l'occasion des expositions de ses
oeuvres ou dans sa galerie ou bien à l'occasion d'importantes
expositions de peintres qu'il avait présentés et depuis
devenus connus, il rencontre les critiques d'art et les peintres qu'il
avait fréquentés dans sa jeunesse ou durant sa
carrière. Il connaît les critiques d'art Goldin, Caldura
et Segato et il rencontre Carlo Milic, celui qui écrira et
parlera de lui, en évaluant positivement son oeuvre et qui va le
placer parmi les peintres espatialistes, auxquels il est lié
avec originalité et modernité, lui qui avait donné
le nom de "Nuovo Spazio" à sa galerie, fondée à
l'époque des premiers voyages dans l'espace. Carlo Milic lui
organisera aussi une exposition à Trieste, dans la Galerie de la
Mairie de Muggia.
La Mairie de son village, en 2003,
lui organise une rétrospective, dans laquelle Chinese
présente dans la Salle du Conseil de la Mairie, les ouvrages les
plus vieux et, dans le siège de la Bibliothèque, les
ouvrages récents, avec les verres de Murano. Cette exposition,
présentée par Carlo Milic, aura un remarquable
succès: on verra une grande affluence de public et une
remarquable attention des journaux.
En 2002 Chinese est invité par
le Musée Pagani de Castellanza - Varese, en possession d'une de
ses oeuvres, à préparer, pour l'année 2004, une
exposition personnelle dans ses salles.
Dans la même année, la
Bibliothèque Nationale de Gorizia demande un de ses tableaux. La
Mairie de Moraro (Gorizia) l'invite et organise pour lui une exposition
personnelle. A l'occasion du « Forum de las Culturas » de
Barcelone en 2004, la Dates Automovil España
(société multinationale d'élaboration des
données et de développement informatique avec des
technologies de pointe) l'invite à exposer dans son siège
de Barcelone, juste à côté du Musée Tapies.
Cette exposition aura l'attention des
journaux nationaux espagnols ("ABC", "El Mundo", "La Vanguardia") ainsi
que des journaux italiens, à tel point que, quand il revient en
Italie, il est invité à monter une exposition personnelle
au Musée Candiani de Venise - Mestre.
Ses oeuvres sont à nouveau aux
enchères (Hôtel de ventes "Stadion" de Trieste et
Hôtel de ventes "Fidesarte" de Venise-Mestre ). A l'occasion du
61ème Festival International du Cinéma de Venise il est
invité à présenter ses ouvrages à
l'Hôtel Excelsior de Lido à Venise, en la présence
de personnalités de la culture et du spectacle. Il fait la
rencontre du photographe Fulvio Roiter et de la chanteuse Ivana Spagna,
il retrouve des amis journalistes et artistes comme Ferruccio Gard.
Même le monde du réseau internet commence à
s'apercevoir de sa présence et il est inséré dans
le Catalogue Comanducci et parmi les artistes émergents dans le
catalogue de la galerie "Nuova Artesegno".
En automne Chinese recommence son
travail à la galerie Nuovo Spazio, en présentant à
Udine un artiste vénitien, Silvano Belardinelli, pendant les
manifestations du "Frioul doc".Cet artiste avait vécu longtemps
au Japon, a voyagé en Inde, au Nepal et avait
entremêlé dans sa peinture, le milieu culturel de la
verrerie de la "Fucina degli Angeli", à Murano, avec l'esprit et
les techniques du monde artistique et théâtral japonais.
Les tableaux de Chinese sont présents à nouveau aux
enchères chez Fidesarte Venise - Mestre. En 2005 il
reçoit un prix de carrière, qui chaque année est
donné à quelques personnalité de la culture, du
journalisme, de la
poésie, et du sport , "El Vovo de Venexia" - Venise.
Ses sponsors espagnols vont
construire son site officiel, en cinq langages: www.luciano-chinese.com
, qui recevra le prix Kara art Gold Award en avril 2006.
Même le monde du web s'intéresse plus amplement à
lui, en l'introduisant dans différents sites d'art
internationaux, parmi lesquels Picassomio; une remarquable attention
lui est donnée par le site Mondofriuli et il est
inséré dans les sites de nombreuses galeries italiennes
et étrangères.
Successivement il se présente
en Suisse, à Lugano, avec une exposition personnelle chez
Rinaldo Invernizzi. Là il rencontre des personnalités de
l'art et de la culture, parmi lesquels la directrice de l'Hôtel
de Ventes Christie's de Lugano, Franco Marinotti de la Play Gallery de
Berlino, il est rejoint pour l'occasion par ses sponsors espagnols, par
des galeristes et des collectionneurs. En été 2005 se
déroulent des enchères à Trieste, à
l'Hôtel de Ventes Stadion. Une exposition personnelle a lieu
à Madrid, sponsorisée par DATES SL et FACONAUTO, avec une
présentation au Musée Thyssen-Bornemisza. Une autre
exposition personnelle est organisée à Alcobendas
(Madrid) sponsorisée par DATES SL et Mitshubishi Motors
España.
En août 2005 il se
présente à Cortina d'Ampezzo, dans la villa du professeur
Dal Zotto et de Mme Daniela Altissimo. Il est par la suite
présent au Salon de Padoue, avec nombre de ses oeuvres,
jumelées aux oeuvres d'artistes espatialistes de la
région de Venise, Bacci, Morandis, Guidi.
Il organise et participe à
l'exposition "Moments d'Art", sponsorisée par Cat Studio -Venise
-Mestre avec la participation de fameux critiques d'art (Philippe
Daverio, Ernesto Luciano Francalanci) et d'hôtes illustres.
Plus tard, Chinese est invité
à participer au Symposium International organisé par la
Biennale de Venise sur la demande du futur curateur Robert Storr, et
lors duquel se donnèrent rendez-vous tous les directeurs des
Biennales internationales ainsi que des Musées, pour discuter de
leurs expériences.
En décembre 2005 Chinese est
invité à participer au Concours organisé par
Telecom au "Future Center" de Venise pour un court conte dans lequel
chacun se souvient d'un Noël particulier. Il obtiendra le
sixième prix, avec son conte "Noël en Frioul".
Le15 janvier 2006 et par la suite, il
sera présenté à la télévision sur
Canale Italia / 883 Sky, par Art Mega. Il apparaîtra aussi
plusieurs fois sur la chaîne Televenezia, où, à
l'occasion d’interviews de personnages politiques ou de chefs
d'entreprises, parmi lesquels le Maire de Venise et philosophe Massimo
Cacciari, dont on va exposer et présenter quelques-uns des
ouvrages.
La peinture est redevenue, pour lui,
le principal engagement, le champs quotidien de défi sur lequel
mesurer ses aspirations humaines et créatives.
En 2007 une monographie, dont le
curateur est Toni Toniati, un très connu historien de l'art
italien, celui qui a étudié le mouvement spatialiste
vénitien, vient de paraître; ce livre présente les
tableaux de la dernière période, les plus proches au
spatialisme, avec un bref excursus sur quelques ouvrages
précédents. Ce livre est accueilli dans les principales
librairies et dans les bookshops des Musées de Ca' Pesaro
à Venise, de l'Académie de Brera, à Milan, dans la
librairie Electa de Milan, en Place du Dôme, dans le
bookshop de Villa Manin, à Passariano (Udine) et dans des
librairies à l'étranger, à Forkhheim (Allemagne),
à Paris et il est présenté avant à
l'étranger, en Allemagne et en Autriche, à l'occasion
d'expositions personnelles de Chinese, puis en Suisse et seulement plus
tard en Italie, dans plusieurs endroits et par de
célèbres curateurs, pour arriver enfin à la
Galerie Internationale d'Art Moderne de Ca' Pesaro, à Venise,
présenté par Toniato lui-même et par le
dirécteur du Musée de Ca' Pesaro, M. Fuso. Dans cette
période Chinese va commencer une nouvelle aventure, celle des
installations. Ce livre, qui est cartonné, avec des applications
de glaces (ce qui vient d'une idée de l'artiste lui-même )
fait naître dans l'artiste l'idée de transformer la
présentation du livre dans un événement et de
créer un ouvrage dans la présentation même: pendant
les présentations il crée des installations avec des
livres et des sphères de métal et il expose quelques uns
de ses tableaux: Libreria Bocca, de Milan spécialisée en
livres d'art. Née à à Turin en 1775,
aujourd'huielle est une de plus anciennes librairies éditrces
encore en activité. Ses fonctions sont partagées entre
trois entreprises, la Librairie Bocca, la Maison d'Editions Bocca et le
Journal Art Rencontre en librairie, tiré en 10.000 copies et
diffusé en 29 pays. Cette historique Maison d'Editions
compte parmi ses auteurs Gioberti, Pellico, Previati, Segantini,
Nietzsche, Kierkegaard, Freud. En cette occasion on a invité
Luciano Chinese à présenter un petit tableau qui est
allé décorer le sol de la librairie même, à
côté des ouvrages d'artistes très connus, comme
Lucio Del Pezzo, Enrico Baj, Alighiero Boetti, Piero Dorazio, Giovanni
Frangi, Ugo Nespolo, Luca Pignatelli, Giò Pomodoro,Mimmo Rotella
et beaucoup d'autres. Puis, il va présenter sa monographie
à la Librairie Feltrinelli de Udine: là il sera
présenté par le critique d'art et curateur Riccardo
Caldura. Sa monographie fait partie aussi de la collection de la
Bibliothèque National de France, dans le prestigieux
siège de la Bibliothèque François Mitterand,
à Paris et du New Museum of Contemporary Art de New York.
Elle a été
présentée aussi par la Région de Venise au Salon
International du Livre de Turin et par la Région Piemonte au
Salon International du Livre de Cape Town (South Africa). Encore, la
Région de Venise invire Chinese à présenter son
ouvrage à Venise-Mestre, à la Villa Settembrini, une
Villa vénitienne de propriété de la Région
et là il est présenté à nouveau par
l'auteur du livre, Toni Toniato. A cette occasion Chinese va faire une
nouvelle installation et il profite d'une légère cascade
d'eau qui divise l'entrée de la salle où la
présentation a lieu du jardin de la Villa Settembrini, pour s'en
servir comme fond. De ce moment Chinese ne cesse plus de se
dédier à la peinture, il recherche des techniques
d'expression différentes et de nouveaux sujets et il entre avec
ses ouvrages dans les principales enchères. Du 12 avril au 3 mai
il expose pour la deuxième fois dans l'aire expositive de la
Zone de Grands Services du territoire, à Castelfranco Veneto. En
Septembre 2008 il est invité au Festival International d'art de
Kharkov (Ucraïne), organisé avec la collaboration des
Instituts de Culture et cette manifestation lui vaudra le Patronnage de
l'Unesco de Udine. A Kharkhov il fait des masterclasses et il
reçoit le premier prix pour un dessein qu'il a fait à
cette occasion. Quand il rentre en Italie il a une exposition
personnelle à Trieste, organisée par l'Association
Acquamarina, dans le vieux Café S.Marco. où il est
présenté par la vice directrice de l'Unesco de Udine.
En 2009 le Musée de Kharkov demande un de ses ouvrages et l'invite à exposer dans ses salles.
En 2009 le Musée de Kharkov demande un de ses ouvrages et l'invite à exposer dans ses salles.
En Avril 2009 il expose à
Paris, invité par L'Université Denis Diderot et en juin
il expose à Udine, à la Galerie "Laboratorio 2
International"
Certaines des oeuvres de Luciano
Chinese se trouvent aujourd'hui dans d'importantes collections et dans
différents catalogues des Hôtels de Ventes. De la
documentation relative à son oeuvre se trouve à l'Archive
Historique de la Biennale de Venise, à la Fondation Ragghianti
de Lucca, à l'Archive Historique de l'Art Moderne et au
Musée Contemporain Bandera de Busto Arsizio (Varese), à
l'Institut de Culture allemande à Florence, au Centre d'Arts
Plastiques du Frioul de Udine, à la Bibliothèque
Nationale de Gorizia, au Musée Pagani - Castellanza (Varese),
à la Dates Automovil España, Barcelone (Espagne),
à la Quadriennale de Rome, au Musée Cantonale d'Art de
Lugano (Suisse), dans le Catalogue Comanducci, au Musée du Verre
Berengo (Murano - Venise), à la Bibliothèque
Nationale François Mitterrand de Paris,
au New Contemporary Art Museum de New
York, à la Bibliothèque de
l'Académie de Brera à Milan, à la
Galerie Intenationale d'Art Moderne, à Ca' Pesaro-Venise, aux
Instituts de Culture Italienne à New York et à Kiev,
à la Bibliothèque Nationale de Florence et au Mambo de
Bologne.
Galeries de référence:
Italie:
Galerie“La Roggia” – Conegliano (Treviso)
Galerie “Art Bug” – Bassano del Grappa (Vicenza)
Galerie “Artesegno” – Udine
Galerie “Laboratorio 2 International”- Udine
Galerie “Nuovo Spazio” - Venezia- Mestre et Udine
Galerie "Monica Benini" - Ferrara
France:
Galerie “Sauveur Bismuth” – Paris
Suisse:
Galerie “Kara Art” – Génève
Allemagne:
Galerie Artodrome- Forchheim et Mannheim
Galerie Bohener- Mannheim
Grande Bretagne:
Saatchi Gallery-London
Mila Ancona, août 2009
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